Karine Favresse, médecin et praticienne shiatsu : “prendre soin de soi avant d’être malade”

A l’occasion du stage avec maître Wataru Ohashi organisé par l’Ecole de Louvranges, sa fondatrice, Karine Favresse, a bien voulu se prêter quelques instants au jeu de l’interview 😉 Je l’en remercie chaleureusement, ce n’est pas un exercice facile…

Karine nous parle de l’histoire du Shiatsu en Belgique, de sa passion de l’être humain et de son bien être, et de tous les bienfaits que cette discipline apporte aux individus “speed” que nous sommes 😉

Belle lecture,

Ludivine.


Ludivine Dumontet : bonjour et bienvenue sur le blog Bien être par le shiatsu et le Do in. Je suis aujourd’hui avec Karine Favresse. Bonjour Karine.

Karine Favresse : Bonjour Ludivine.

Ludivine Dumontet : merci pour nous accorder cette interview.

Karine Favresse : avec plaisir.

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Un nombre de praticiens en augmentation depuis les années 70

Ludivine Dumontet : Karine, tu nous reçois à l’occasion du stage que tu organises avec Maître Ohashi dans ton école de shiatsu. Petite précision, tu es Belge, et nous sommes ici en Belgique, à Wavre. Est-ce que tu peux nous parler du shiatsu en Belgique ?

Karine Favresse : quand j’ai commencé à pratiquer le shiatsu il y a une quinzaine d’années, 18 ans en fait, on parlait encore très peu du shiatsu en fait en Belgique. Il y avait eu des maîtres japonais qui étaient passés, qui avaient enseigné. Donc il y avait un petit groupe de gens qui connaissaient, mais il y avait très peu de praticiens.

Ohashi aussi était passé dans les années 70. Donc voilà, il y avait les gens qui pratiquent la macrobiotique, qui étaient déjà un peu intéressés par le shiatsu, mais sinon c’était peu connu. Mais maintenant, il y a quand même plusieurs écoles, Il y a même une fédération belge, qui s’appelle la fédération belge de shiatsu. Il y a 20 écoles je crois dans cette fédération. Donc le nombre de praticiens augmente beaucoup. Mais je pense que c’est encore une technique peu connue. Malheureusement, parce que ça vaut la peine de la rencontrer. Ca fait tellement de bien !

Ludivine Dumontet : alors justement, ce qui est intéressant, c’est que toi à la base, tu es médecin.

Karine Fabresse : oui

Ludivine Dumontet : et donc, comment en es-tu venue au shiatsu ?

Un fort intérêt pour l’être humain et les disciplines orientales

Karine Favresse : j’avais, depuis mon adolescence, un intérêt pour les techniques orientales. J’ai commencé le Yoga très tôt, vers 11/12 ans. Puis j’ai pratiqué l’aïkido. Donc c’était une ouverture déjà vers le Japon. Et la technique du mouvement à la japonaise. Une vision orientale du monde. Et puis, pendant mes humanités (=lycée), je m’intéressais beaucoup à l’être humain. J’avais étudié le grec et le latin.

Et puis j’ai voulu continuer à m’intéresser à l’être humain. Mais plus à l’homme actuel, et donc j’ai eu envie d’étudier la médecine. Et pendant mes études de médecine, pendant un cours de pharmacologie, je me suis dit, « Mais, ils n’ont vraiment pas grand chose pour soigner les gens. C’est tout ce qu’ils ont ? ». Ca ne me satisfaisait pas. Il faut dire que j’avais été soignée par homéopathie toute mon enfance, et donc, dès que j’ai terminé la médecine, j’ai commencé les études d’homéopathie. Et j’ai pratiqué l’homéopathie tout en construisant ma famille, tout en ayant des bébés, et aussi, en allant vivre aux Etats-Unis, pour la formation de mon mari à ce moment là, à New-York.

Le do in : se connaître soi-même et se faire du bien

On a fait deux allers-retours. Avec toute la famille là-bas, et j’ai découvert Ohashi comme praticien. J’avais déjà eu pendant mon adolescence, cette notion des points et du do in, et ça m’avait vraiment fascinée cette technique. Comment, en allant sur des points soi-même, avec ses propres mains, on pouvait se faire du bien. Comment, avec certains mouvements, on pouvait se faire du bien, soi-même. Et en tant que médecin, il faut toujours au moins une valise, et surtout, il faut un hôpital pour aider les gens. Tandis qu’ici, avec ces techniques orientales, avec des choses toutes simples, les mains, le mouvement, une alimentation adaptée, une connaissance de ce qui se passe un petit peu dans l’univers ; une connaissance de soi, et bien, on peut déjà se faire beaucoup beaucoup de bien. Et ça, ça m’a vraiment intéressée.

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Ludivine Dumontet : donc pour toi, parce que c’est une question qui revient souvent, est-ce qu’il y a un conflit, entre la médecine occidentale, telle qu’on la pratique, et le point de vue oriental, à travers des techniques comme le shiatsu ? Comment tu le vis toi, en tant que médecin, avec une culture au départ qui est très occidentale.

Les techniques orientales : une action préventive sur la santé

Karine Favresse : il n’y a pas de conflit. Les techniques orientales, elles sont d’abord très préventives. Donc c’est une manière de prendre soin de soi avant d’être malade. Mais quand on est malade, on peut aussi les utiliser. Parce qu’il y a des tas de choses qu’on peut faire soi-même pour améliorer sa santé, si on les connaît. Mais les médecins occidentaux, ils ne les connaissent pas. Parce que ça ne les intéressent pas tellement, ce n’est pas vraiment leur domaine. Eux, ils sont très très forts pour donner des médicaments, pour faire un diagnostic pointu sur un problème très pointu. Mais pour voir l’ensemble de la personne, pour voir la personne en général, ils ne sont pas formés à ça. Donc les deux médecines sont complémentaires, il n’y a pas de conflit ;

Ludivine Dumontet : oui, c’est intéressant ce que tu dis. On peut vraiment parler de complémentarité alors ?

Karine Favresse : moi je trouve. Vraiment.

Shiatsu et do in : une détente profonde, proche de l’hypnose

Ludivine Dumontet : Qu’est-ce que tu donnerais comme point de vue, comme conseil aux personnes qui voudraient s’intéresser au shiatsu. Qu’est-ce que tu entends comme apports, comme bienfaits avec les personnes sur qui tu pratiques ?

Karine Favresse : dans notre monde, on favorise beaucoup l’activité, le rendement, et tout le monde est un petit peu fatigué. Tout le monde a des difficultés pour bien dormir pour bien digérer. Et donc, simplement recevoir un shiatsu, ça apporte déjà énormément de détente. Une détente qu’on arrive plus à recevoir simplement en se reposant sur une plage ou en se mettant dans un transat au soleil. Donc quand on reçoit un shiatsu, quand on se fait un do in, on arrive dans un état de détente immense, presque de l’hypnose. C’est vraiment très profond comme effet. Rien que cela ça vaut la peine. Même si l’on a pas encore commencé un traitement, arriver à cette détente, c’est déjà beaucoup.

Massage détente acupression do in

Le shiatsu, une discipline pour tout le monde

Ludivine Dumontet : est-ce que tu penses que le shiatsu peut servir à tout le monde ?

Karine Favresse : oui, vraiment.

Ludivine Dumontet : enfants comme adultes ? Est-ce que toi tu travailles aussi avec les enfants ?

Karine Favresse : j’ai peu d’expériences avec les enfants. J’ai travaillé sur mes enfants, mais en tant que maman, à l’heure où les enfants étaient à la maison, et donc je n’ai pas pris beaucoup d’enfants !

Ludivine Dumontet : super, merci beaucoup Karine pour ce temps accordé.

Karine Favresse : avec plaisir.

Ludivine Dumontet : vous retrouverez donc l’ensemble de l’interview retranscrite sur le blog bien être par le shiatsu et le do in. En attendant, une belle continuation à toi Karine et à ton école, en Belgique. Merci Karine, et à bientôt.

Karine Favresse : merci.

 

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En attendant, soyez vous, soyez shiatsu, et à très bientôt !

Ludivine

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Pour aller plus loin :

L’Ecole de Louvranges de Karine Favresse : http://www.dkf-shiatsu.be.

La Fédération belge de shiatsu : http://shiatsu.be/home/fr

l’enseignement de Maître Wataru Ohashi : https://www.ohashi.com.

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